Le Prophète dit :
« Le bon musulman est celui qui a l'heure de la prière prescrite fait ses ablutions (le wudhou'), adopte l'attitude du khuchou' (humilité) et se prosterne correctement. Ceci permettra d'effacer tous ses pêchés s'ils ne font partie des grands pêchés. » [ Hadith rapporté par Muslim, 1/206, no.7/4/2.]
La récompense est attribuée en fonction du khuchou' comme le Prophète le mentionnait :
« L'esclave d'Allah peut prier et en fin de compte seulement un dixième, un cinquième, un tiers ou encore la moitié de sa prière sera acceptée . » [ Hadith rapporté par Imam Ahmad, Sahih al-Jami', 1626.]
La prière qui est acceptée peut être constituer de moments seulement sur lesquels le croyant s'est correctement concentré. D'ailleurs il a été rapporté par Ibn Abbas : « On n'acceptera de vos prières seulement les moments où vous vous êtes concentré. » Les pêchés vous seront pardonnés si vous faîtes la prière correctement. Comme le dit le Prophète :
« Quand un serviteur se met à prier, tous ses pêchés sont posés au niveau de sa tête et des ses épaules. A chaque fois qu'il se baisse pour se prosterner il y a des pêchés qui tombent et dont il se défait. » [ Hadith rapporté par al-Bayaqui dans al-Sunan al-Kubra, 3/10 ; mais aussi dans Sahih al-Jami'.]
Al-Manawi dit : « En fait ce hadith signifie qu'à chaque fois qu'un pilier est accompli par le croyant, il se défait d'une partie de ses pêchés et à la fin de sa prière tous ses pêchés sont effacés. Mais ceci est vrai seulement quand la prière est bien effectuée. Et il faut bien entendre à travers les mots se mettre debout en face de la qiblah et serviteur, se tenir face au Seigneur des Seigneurs (Allah) dans une position d'humble serviteur. »
Celui qui prie avec le khuchou' se sentira léger quand il aura fini sa prière comme si un poids avait été ôté de ses épaules. Il se sentira à l'aise et rafraîchi si bien qu'il n'aura pas envie de finir de prier car prier est source de joie et de réconfort dans ce bas-monde.
Il aura l'impression de se trouver dans une prison étouffante jusqu'au moment où il se mettra à prier de nouveau. Il éprouvera du bien-être dans sa prière au lieu de vouloir seulement la faire et en finir. Ceux qui adorent prier diront qu'ils trouvent du réconfort dans la prière tout comme leur Prophète .
Le Prophète dit :
« Ma joie vient de ma prière. » En éprouvant de la joie dans la prière comment pourrait-on en éprouver ailleurs ? [ Al-Wabil al-Sayib, p.37.]